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Les normaux (David Gilbert)

Les normaux (David Gilbert)

Les morceaux choisis

(…) Dès qu'ils avaient envie d'éternuer, ils se mettaient un kleenex sur la queue. C'était comme un rhume de bitte. Ils se mouchaient dans leur slip.
(…) Tu ne peux pas dire Harvard ? Qu'est-ce que vous avez tous à dire Cambridge ?
(…) On dirait des enfants qui, derrière la rampe de l'escalier, regardent leurs parents se disputer.
(…) Tu vois, tu as tout gâché. On était amis et tu me plaques comme un amant, alors du coup je suis furieuse, je suis une femme délaissée.
(…) Tu as les expressions d'un enfant adopté. Comme mon ex-mari, avec ses yeux cernés. Serviable et en même temps très susceptible.
(…) Ce retard l'anesthésie, l'ennui le chloroforme.
(…) La contrariété, c'est une réaction. Qui dit contrariété dit agitation, irritation, frustration, sentiment de supériorité. Alors, comment définissez-vous ces contrariétés ?
(…) Un dormeur est la pus douce des choses tristes.
(…) Si le film est quand même impeccable, que c'est vraiment du grand – du moins à mon avis -, je sors du cinéma en état d'infériorité, parce que je ne suis rien comparé à une bonne fiction. Alors qu'une sitcom peut me remplir d'une joie métaphysique. Pareil avec un super-livre, un super-morceau de musique. Je préfère la variété et le quai de gare.
(…) Jerry Lewis : Le triomphe de l'optimisme sur la vérité.

© Belfond, un département de Place des Editeurs, 2006 (pour la traduction française)
si l'éditeur le demandait, cette rubrique serait immédiatement supprimée

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